L’engagement de la jeunesse

Nombreux sont les enfants et les jeunes qui ont le désir de s’investir plus directement pour améliorer leur environnement, leur quartier, la vie de leurs proches ou de leurs concitoyens et de découvrir d’autres investissements que ceux développés à l’école. A1’adolescence, les enfants peuvent faire des choses et ne vont plus dans les structures, notamment par ce qu’ils aspirent à des activités plus autonomes. De plus, permettre à des jeunes de s’impliquer activement dans le débat public, dans la conception et la réalisation d’innovations sociales, c’est favoriser le développement de citoyens actifs, éclairés, c’est solidifier le socle de la démocratie. C’est également mieux piloter, enrichir, stimuler la définition et la mise en place de politiques aptes à répondre aux enjeux contemporains : la co-construction avec des jeunes peut favoriser la conception de solutions en « décalage », innovantes et pertinentes. Les pratiques scientifiques, techniques, artistiques, culturelles ou sportives, lorsqu’elles sont l’objet d’un investissement personnel sont toutes des pratiques d’engagements potentiels des enfants et adolescents, puisque s’y engage alors leur désir et une persévérance singulière, à condition de pouvoir déployer l’insertion d’un projet autonome dans un certain collectif (par exemple développer un groupe de musique, une appli etc.). Mais elles n’épuisent pas le champ de l’agir. Premier axe. L’aspiration environnementale et solidaire des jeunes croît. Mais, en ce domaine, peu est proposé aux mineurs. Plus globalement les pratiques qui font souvent une large place à une posture d’engagement et de développement d’un projet en propre gagneraient à s’appuyer sur des lieux fédérateurs. De nombreux espaces jeunes sont susceptibles de répondre à ce besoin (maisons de quartiers, centres sociaux, Maison des Jeunes et de la Culture (MJC), bibliothèques qui abritent de plus en plus des espaces de travail partagés, etc.). Mais les lieux d’animation culturelle et socio-culturelle ne sont pas toujours adaptés à l’aspiration des adolescents : « être avec leurs pairs, participer à des actions collectives, être encadrés de façon souple par un professionnel compétent pour être protégés et conseillés » figurent parmi leurs attentes en matière de loisirs.